INC Caca

Phénotype: Husky noir standard lisse

Provenance: Animalerie André Fleurs

LORD: INC34038F

Santé: Tumeur mammaire opérée, RAS depuis.

Caractère: Une rate exceptionnelle qui cherchait le contact avec l'homme, très docile, joueuse mais également très câline. Ni dominante, ni dominée. Aimait l'interaction, demandeuse de câlins, grande léchouilleuse, gourmande, apprenait très vite et faisait même des petits tours, et emmerdeuse à ses heures perdues!

Reproduction: non

 

Naissance: 31.08.2012 (date approximative)

Décès: 25.11.2014

Cause: Vieillesse (euthanasie)

Hommage

Tu es arrivée à la maison en août 2012, pour rejoindre Nora l’exploratrice qui était toute seule à ce moment-là. Nous t’avons appelé Cafféine, car tu étais ultra speed. Ça s’est vite transformé en Caca, car tu étais juste catastrophique et faisais toutes les conneries imaginables. Nora était comblée car elle était très aventurière et nous on savait plus comment faire pour te canaliser. Bref, on en a bavé pendant de longs mois !

Tu es vite devenue très grande et ultra musclée, tu pesais 650g à une année ! Quand Bulle et Chuck sont arrivés, ils ont pris la relève des conneries et tu as décidé qu’une vie plus simple t’attendait : manger, dormir, materner les plus jeunes dans la cage et câliner les humains. Forcément, à cause de ta gourmandise tu as grossis et a pris encore plus de poids, ce n’étaient plus vraiment des muscles. Ton nom Caca s’est transformé en grosse caque ! Tous les soirs, tu regardais la télévision sur nous, tu plantais brutalement ta tête comme une autruche et attendais qu’on te câline. Gare à nous si on arrêtait pendant deux secondes de te chouchouter, on recevait des énormes coups d’boule ! Ta manie de toujours vouloir avoir quelque chose dans la bouche en te faisant câliner, que ce soit un bout de vêtement ou une fermeture éclair.

Tu as toujours été la maman de tous les rats, très protectrice mais aussi sévère, et la première a avoir le droit de manger biensûr. Et gare à nos doigts si on laissait une friandise trop longtemps dans nos mains.

 

Une craqueteuse et globuleuse de course !

 

Puis Nora s’en est allée suite à une énième tumeur mammaire… Après son départ, la tienne (de tumeur), sous la patte avant, a grossit d’un coup, c’est vite devenu plus grand qu’une balle de ping-pong. Tu avais déjà passé deux ans ma grosse caque, et tu étais grosse (800g), on s’était résigné à te laisser partir en voyant que tu n’arrivais plus à te déplacer correctement, pensant qu’une opération était trop risquée dans ton cas.

Nous sommes allés chez le vétérinaire et à notre grande surprise il a voulu opérer car tu étais en top forme et avais envie de vivre ! Tu t’es donc fait opérer le lendemain matin et tu as vite récupéré toute ton énergie. Tu es passé à 750g (il y avait 50g de tumeur selon le véto !). La tumeur n’est jamais revenue les mois qui ont suivi. 

 

Tu as commencé à te faire vieille. Paralysie du train arrière, amaigrissement de presque la moitié de ton poids en deux semaines, tu n’arrivais plus à manger « dur », ni à faire ta toilette. Et les deux derniers jours tu as commencé à avoir toujours plus de porphyrine autour des yeux et sur le nez. On a fini par devoir faire un choix, ce choix que tout ratouphile hait. Le choix de jouer à dieu, de choisir de la vie ou de la mort d’un être vivant. Nous avons choisi de t’aimer jusqu’au bout.

 

Je t’ai amenée chez le vétérinaire pour ton dernier voyage. Le vétérinaire étant une véritable piplette, il avait du retard et j’ai savouré chaque millième de seconde à l’attendre, avec toi collée contre ma poitrine dans ma veste. J’ai cru que tes yeux allaient tomber tellement tu globulais et c’est le plus beau dernier cadeau que tu m’as offert.

 

La maman du véto était là elle aussi, tous les deux ont été adorables et on prit leur temps pour nous. Il t’a d’abord endormi un peu au gaz, puis t’a fait une piqûre. Puis tu as tendu les bras dans ma direction et j’ai trouvé ça tellement mignon ! Je t’ai installé dans mes bras comme un bébé, tu me regardais, toute endormie. Tu as quand-même réussi l’exploit de me faire rire, car tu as eu besoin d’une deuxième piqûre car après 20 minutes tu étais toujours là, à respirer calmement et à me regarder avec tes grands yeux brillants. C’est ça d’être une si grande dinde, je te l’ai toujours dit Caca. Je t’ai fait des millions de bisous. Je t’ai chuchoté de prendre soin de Gus, Nora et Schorle. Je t’ai souhaité de rendre heureuses les milliers d’âmes là-haut, tout comme tu as rendus heureuses les nôtres ici-bas. Je t’aime fort Caca et je ne t’oublierai jamais. Cette nuit, une étoile brillera plus fort que toutes les autres.